Lancée en 2010, cette politique publique qui permet aux jeunes de 16 à 25 ans de réaliser une mission indemnisée de 6 à 12 mois dans une association, une collectivité ou un établissement public souffle ses seize bougies. « Voilà 16 ans que le Service Civique irrigue la société, contribue au bien commun, et permet aux jeunes de s’émanciper et de trouver leur voie. Grâce au soutien des pouvoirs publics et à l’engagement des organismes d’accueil des jeunes, le Service Civique est en passe de franchir la barre du millionième volontaire. Ce cap nous oblige. Il nous oblige car il est l’indicateur de la confiance que nous accorde la jeunesse » a déclaré Nadia Bellaoui, présidente de l’Agence du Service Civique.
En 16 ans d’existence, le Service Civique est devenu véritable levier pour l’employabilité des jeunes : 7 jeunes sur 10 sont sans emploi ou sans formation avant leur entrée en Service Civique, or ils sont tout autant à avoir trouvé un emploi, ou à avoir repris des études un an après leur mission. 2/3 des recruteurs estiment que la mention du Service Civique dans un CV peut les inciter à recruter un candidat (Ipsos/ASC, 2024). Il forme également les citoyens de demain et agit comme un catalyseur d’engagement : les volontaires peuvent suivre 2 jours de formation civique et citoyenne ainsi qu’une formation aux premiers secours. Alors que 36% d’entre eux se disaient engagés bénévolement avant leur mission, 56% affirment avoir eu une forme d’engagement après leur mission. Enfin, le service civique permet de soutenir les territoires : près d’1/3 des missions et des volontaires se situent dans des zones rurales, 14% des jeunes sont issus des quartiers prioritaires de la ville, et 1 jeune sur 4 réalise un Service Civique dans les territoires ultramarins. 88% des volontaires se disent satisfaits de
leur mission.
Quelques données
• L’environnement est l’un des dix domaines d’action du Service Civique depuis son origine. Depuis 2010, 60 000 jeunes se sont engagés sur la thématique environnement, avec une augmentation et une diversification des missions depuis 2024, année de lancement du Service Civique Écologique.
• Depuis le lancement du Service Civique Solidarité Seniors en 2021, 20 000 jeunes se sont mobilisés contre l’isolement des seniors, et ce auprès de 400 000 d’entre eux.
• Durant la crise COVID, près de 25 000 jeunes ont changé de mission pour intervenir directement ou indirectement dans la gestion de crise. Le Service Civique Écologique est également une solution identifiée dans le plan de reconstruction de Mayotte à la suite du cyclone Chido.
• Depuis la création du Service Civique en 2010, 350 000 jeunes ont œuvré dans le secteur public (services de l’État, collectivités locales, ou hôpitaux).
Photo © Lise Silu – Agence du Service Civique